Le noël du Gamer Apaisé, nos 3 jeux favoris de 2017

Bien le bonjour ! Hier, j’étais en train de préparer un tonneau de bière de noël, lorsque j’ai entendu des aventuriers parler entre eux assez bruyamment :

 

“Non j’te dis que ce jeu est nul, c’est celui-ci qu’il faut prendre ! “

“T’es fou, il est pay2win ton machin, moi je parle d’un vrai jeu ! “

“Ouais fin il est tout moche, j’y touche pas perso…”

 

Devant tant d’animation, je décidai de m’approcher pour comprendre : il se trouve que les deux larrons tentaient de se convaincre mutuellement que leurs jeux étaient les meilleurs et qu’il fallait les commander pour Noël, en vain. Je m’suis dit :

 

“Nom d’une pipe en bois, qu’à cela ne tienne, je m’en vais leur parler des jeux que moi, j’ai bien aimé cette année. Peut-être que ça les départagera et qu’ils arrêteront enfin de brailler ! ”

(A noter que nous n’avons reçu aucune compensation financière pour avoir parlé de ces jeux, nous en parlons parce que nous les aimons.)

 

Assassin’s creed : Origins

 

Pas taper m’sieu, pas taper ! Bon, maintenant que tu t’es remis de tes émotions, tu dois te demander si je suis pas devenu fou à mettre en avant un Assassin’s Creed.

Sache que jusqu’au 27 octobre, j’étais sans doute dans la même position que toi, ayant abandonné la licence depuis Black Flag. Alors quand Ubisoft nous a annoncé un énième opus, j’ai à peine réagi : “ah, un nouvel AC bâclé et sans saveur ? Ok, laisse moi retourner sur The Witcher 3 maintenant.”

J’avais terriblement tort. En fait, ils ont carrément repris la licence de fond en comble pour en retirer les meilleurs aspects.
Déjà, le monde ouvert, bonté divine ! C’est grand et dépaysant, vivant et dangereux. Quoi demander de mieux ? Ah si des beaux graphismes ! Bingo, c’est aussi le cas. Je me suis surpris plus d’une fois à arrêter mes pérégrinations pour profiter d’un panorama splendide. Perso, me balader dans l’ancienne Egypte, explorer des pyramides, voguer sur le Nil ou encore escalader le phare d’Alexandrie sont des rêves de gosse. Et ces rêves, Assassin’s Creed les a exaucés. Rien que pour ça, le jeu vaut le détour croyez-moi, et pourtant il y a un mois je n’aurais jamais pensé redire du bien de la licence.

 

Assassin Creed Origin édité par Ubisoft


Le rework des combats change aussi totalement la donne : vous vous souvenez de ces fights mous et scriptés des précédents jeux ? C’est terminé, maintenant les ennemis n’hésiterons pas à vous attaquer en même temps, et ont des comportements bien différents : parfois fourbe, parfois bourrin, tu vas en baver, d’autant que les “boss” ont pour la plupart des styles de combat bien précis qui vont te mettre en PLS plus d’une fois ! C’est pas encore parfait et l’IA a encore un peu de mal parfois, mais clairement c’est plaisant de combattre les vilains. D’autant plus qu’ils peuvent être nombreux ces bougres, crois-moi !

J’ai aussi apprécié la dimension RPG avec l’arbre de compétence assez varié et il est parfois difficile de choisir : “Hmm, je peux soit apprivoiser des animaux sauvages ou alors déclencher un ralenti beaucoup trop stylé lorsque je vise avec un arc en plein saut, QU’EST CE QUE JE VAIS PRENDRE ???” Le loot est également présent dans cette optique : ça n’a pas révolutionné le jeu mais je trouve toujours ça sympa de trouver une épée léééégendaireeee qui met les ennemis en feu dans un coffre au fin fond d’une ruine perdue dans le désert.

En parlant de feu sur les épées, j’ai vraiment adoré qu’ENFIN Ubisoft arrête de vouloir nous faire passer sa licence comme étant réaliste : ouais tu vas te manger quelques doses de surnaturel par-ci par là, mais ils ont réussi à faire en sorte que ça passe bien.
Faut aussi que je parle des personnages qui m’ont vraiment étonné : j’étais habitué aux PNJ fades et inutiles dans les précédents titres : tout ça c’est fini, presque chaque habitant mène son propre train de vie de son côté, et interagit avec ses semblables de manière naturelle, c’est juste dingue. Les quêtes, c’est pari gagné aussi, j’ai jamais eu l’impression de faire une quête de remplissage, il y a toujours un vrai sens à ce qu’on fait !

Et enfin, puisqu’on parle d’assassins, faut quand même que j’évoque l’infiltration, et en deux mots c’est réussi : 90% de la surface jeu peut être escaladée, et le cycle jour-nuit va modifier la manière dont se comportent les ennemis : va falloir que tu les observe comme il faut. Sinon tu peux bien évidemment utiliser l’environnement et les différents gadgets à ta disposition pour transformer une avenue en véritable coupe-gorge. Sans trop spoiler, t’as un aigle à ta disposition qui est en fait une sorte de Wallhack, libre à toi de l’utiliser ou pas, selon si t’es casual ou hardcore gamer !

 

PUBG

 

Bon si t’as jamais entendu parler de ce jeu, va sérieusement falloir que tu songes à quitter ta grotte du fin-fond de la Sibérie. Il est régulièrement devant LOL sur Twitch pour te dire à quel point il marche du feu de dieu ! C’est du Battle Royale : en gros t’es largué sur une île avec 99 autres mecs et ton but c’est “simplement” d’être le dernier en vie. Fusils à pompe, Snipers, pistolets et surtout poêle (oui oui) te permettront de rester en vie tout en éclatant les autres.

Ce qui est vraiment cool dans ce jeu, c’est que t’es totalement libre de faire tes games comme tu l’entends : tu veux récupérer une arme et aller te frotter à d’autres joueurs direct pour ramasser de l’équipement sur leur corps ? Tu peux. Tu préfères te la jouer safe ? No problem, chope le meilleur équipement possible en restant à l’écart des combats et entre en scène à la fin pour tenter la win ! Ahh je vois, t’es le genre de mec fourbe qui tend des traquenards en attendant le bon moment depuis un buisson ! Ca tombe bien, c’est également possible.

 

PlayerUnknown’s Battlegrounds développé et édité par Bluehole  

 

Après, le jeu est globalement plus marrant si tu joues avec des potes : à deux, trois ou même quatre, t’as moyen de faire des parties assez épiques en élaborant des stratégies complètement folles. La zone est vraiment super vaste, et rétrécit petit à petit, donc non tu pourras pas rester dans ta tente Quechua toute la game, va falloir prendre des risques ! Et c’est là que c’est jouissif : y’a une sorte de stress permanent, le fait que des autres joueurs puissent se trouver n’importe où à n’importe quel moment, ça te force à rester à l’affut. Et je te parle même pas des fins de partie, quand t’es à 20 mètres du dernier mec en vie avec toi, sans savoir où il est ! J’espère que t’as un bon grip sur ta souris, parce que t’en auras besoin crois moi ! J’ai beau avoir 200h sur le jeu, c’est toujours flippant d’être conscient qu’un gars est quelque part dans un buisson, tout près de toi, prêt à te dézinguer au moindre faux mouvement.


Le feeling des armes et des déplacements est sympa aussi, et si la prise en main est simple, la maîtrise l’est beaucoup moins ! Faut gérer le recul, la vitesse des balles, et surtout, rester vivant !  T’as pas de niveaux, pas de contenu à débloquer (si ce n’est du cosmétique) tout est à disposition. Et en parlant de maîtrise, tu peux choisir entre TPS et FPS selon tes envies. Pour finir, si tu veux montrer que t’es le meilleur, tu peux toujours tenter de monter dans les différents classements pour accéder à la gloire (enfin bonne chance pour arriver en haut ^^). Ca apporte du challenge et c’est ça qui est top.


Pro-tip : Si tu trouves une poêle, prends-la. TOUJOURS. Elle sauve des vies 🙂

 

Divinity Original Sin 2

 

C’est le jeu indépendant de notre sélection, et pourtant il a tout d’un AAA. Alors oui, il faut aimer le jeu de rôle au tour par tour, sinon ça risque de pas te convenir, mais si c’est quelque chose qui te plaît, alors tu DOIS y jouer 🙂

Tu peux jouer en solo ou en co-op avec des potes pour plus de possibilités. Déjà j’ai adoré le nombre de possibilités lors de la création du personnages, c’est vraiment bluffant. Tu veux un mage qui balance des boules de feu tout en réveillant les morts ? Possible. Un barbare qui invoque des monstres tout en nettoyant le terrain à coups de tremblements de terre ? Ou encore une chasseresse qui gèle ses ennemis avant de les transformer en poulet pour ensuite les cribler de flèches ? Vendu !


Mais ce n’est qu’un avant-goût, plus tu avances dans l’histoire, plus tu obtiens de compétences plus puissantes les unes que les autres, qui permettent de faire un perso unique.
Les graphismes sont beaux et les effets de sorts vraiment très réussis, ça fait du bien aux yeux d’autant plus que les combats peuvent être longs. En parlant de “fight”, moi qui n’avais pas joué aux précédents Divinity, j’ai découvert le système de surfaces élémentaires pendant les combats : c’est juste excellent. Par exemple, tu peux créer une averse sur une zone avant s’envoyer un éclair dessus, électrocutant au passage tout le monde se trouvant dans la zone (y compris tes compagnons, donc fais gaffe !) Balance du poison dans du feu et ça fait BOUM. En gros ça te donne des possibilités tactiques assez folles avec des potentiels de combos démentiels (j’en ai fait les frais hé hé)

 

Divinity: Original Sin II édité par Larian Studios


Le gros point fort du jeu est selon moi l’écriture des quêtes : c’est vraiment super poussé, t’as plein de choix différents et de rebondissements possibles (oui, tu peux être ami avec un mec, mais à la moindre fausse manoeuvre, il est susceptible de te sauter à la gorge).  La quête principale est longue et très intéressante, mais ce sont vraiment les activités annexes qui font la saveur du jeu : j’ai trouvé ça tellement plaisant d’explorer le moindre recoin d’une zone, pour finalement trouver un bouquin magique au fond d’une cave, démarrant ainsi une quête qui va finalement m’amener à combattre un monstre qui une fois vaincu, me donnera une hache légendaire.
En parlant de “stuff”, j’espère que t’es bien accroché parce que t’en as pour ton argent : épées à une ou deux mains, marteaux, arcs, baguettes magiques, dagues, armures en peau ou en métal, tu trouveras ton bonheur je peux te l’assurer. Et si toi aussi tu accordes une importance à l’esthétique et au look de ton perso, tu vas être servi : chaque pièce d’armure, chaque arme possède un look particulier, qui change en fonction de la race choisie. Je te laisse imaginer les possibilités.

 

Il y a parfois des décisions de groupe qui décideront de l’avenir de ta fine équipe, et c’est très intéressant du point de vue “roleplay” puisque que TOUS les choix auront un impact, absolument tous. Du coup tu pourras refaire le jeu plusieurs fois sans avoir la même histoire de part en part. Et ça, c’est super, la durée de vie est vraiment très bonne. (Au passage le jeu est modable et il existe déjà pas mal de trucs intéressants).

 

Et le meilleur pour la fin : il y a un outil de création de scénario très très poussé. Alors oui faut être patient et surtout passionné, mais si tu connais le jeu de rôle sur table, eh bien Divinity OS2 te propose de faire pareil avec leur outil. Par contre, fais une pause dans ta vie sociale avant de te lancer là-dedans, tu pourras pas concilier les deux ! (et c’est qu’à moitié du troll en plus)

 

Après leur avoir exposé mes idées de jeux, ces idiots se regardèrent entre eux et commencèrent à s’en prendre à moi !

 

“Tes jeux sont complètement nazes, ils ne méritent même pas d’être joués !” “Je dirais même plus ! Ils ne méritent pas d’exister.”

 

Cette fois c’en était trop ! Je pris les 2 gugusses de mauvais goût par leurs vestes avant de les flanquer dehors. Non mais ho ! Pour qui ils se prennent ceux-là ! Des jeux de mauvais goût ? Ces jeux sont acclamés par mes clients !

 

C’est donc ainsi que s’achève ce “podium” de nos jeux de 2017, on espère qu’il te fera découvrir des titres, changer d’avis sur certains d’entre eux et pourquoi pas te donner envie de les demander à ton pote le père noël.

Reste au jus, on revient la semaine prochaine avec une interview exclusive pas piqué des hannetons…
A la santé du jeu vidéo !

 

Maul

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